La seule journée paisible, c'était hier...

Le Segmentum Pacificus est l'un des cinq Segmentae Majoris composant l'Imperium de l'humanité. Situé à l'Ouest galactique de Terra, sa Forteresse Segmentaire est Hydraphur.

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[MJ] Rogal Dorn
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Re: La seule journée paisible, c'était hier...

Message par [MJ] Rogal Dorn » 14 nov. 2018, 15:05

Segmentum Pacificus, Elona, Comté de Niobé, Terrain de manoeuvre Ignis, 999.M41.19h55.

Umah continuant de hurler et de tirer comme une damnée n’avait pas remarqué l’arrivée brutale du caporal Geist dans la tranchée. Ce dernier s’y était jeté comme un vulgaire sac de sable alors que les balles et les lasers fusaient autour de lui.

Le temps qu’Umah sorte de sa folie furieuse et que Geist se remette d’aplomb la situation avait changé. Sentant le vent tourner en leur faveur, les assaillants maintenant tous déployés au sol, partirent à l’assaut des tranchées. En même temps, venant de milliers de bouches, un intense cri de guerre survola le champ de bataille. La dernière phase de l’assaut planétaire commençait.

Les mortiers et les obus ravageaient les lignes de défense. Les balles, grignotaient les sacs de sable comme des centaines de souris sur un sac de grain. Leurs couverts se désagrégeant, les défenseurs tombaient un par un. Les pièces lourdes des tranchaient tentaient de ralentir l’assaut, mais en vain. D’ailleurs, plusieurs canons lasers et autocanons furent mis en hors d’état de service par des tirs d’armes lourdes ennemies. Les assaillants étaient trop nombreux. Courant et tirant comme des fous furieux, leur avancée était implacable. Pour la première fois depuis le débarquement, les défenseurs commençaient à voir clairement les troupes du chaos. Ce n’était plus des silhouettes sombres et lointaines, mais des soldats très différents à l’uniforme macabre. Une parodie d’humanité… Tous semblaient enragés et excités à l’idée de se battre et de verser du sang. Sur une bonne partie d’entre eux, des traces de mutations étaient visibles. A la vision de ces sbires des sombres puissances, les réactions furent variées. Certains, terrorisés, tentèrent de fuir. A peine sorti des boyaux de défense ils furent tous fauchés. Leurs corps, basculant inertes dans les tranchées qu’ils avaient voulus fuir. D’autres restèrent totalement hébétés, paralysées par la peur qu’inspiraient les assaillants.

Le sergent Costa n’était pas de ceux-là. Jurant et crachant à l’encontre des soldats ennemis, il hurla dans la tranchée à l’attention de son escouade.

- Soldats ! Aujourd’hui nous allons mourir. Je refuse de mourir avec une balle entre les omoplates, dit en secouant dédaigneusement avec son pied le cadavre d’un fuyard retombé dans la tranchée.

- C’est pourquoi nous allons tenter l’impensable. Justement ce que l’Empereur désire de nous. Nous allons contre attaqué l’ennemi. On va sortir de ces tranchées ! Ils ne s’attendent surement pas à cela. Et c’est pour cette raison que c’est notre meilleure chance! La fin de la phrase du sergent fut couverte par le vacarme de véhicules blindés.

Toute l’escouade regardait le sergent avec des yeux ébahis. Costa n’était pas plus courageux que les autres tout compte fait songea Lorenzo. Sa peur lui avait fait complètement perdre la raison.

- A mon commandement, s’empressa le sergent Costa.

- Non, sergent. Nous ne ferons pas ça.

- Qui a dit ça ?

- Moi, sergent, dit Lorenzo en assumant toute responsabilité.

- Très bien, vous passerez le premier alors, répondit froidement Costa en braquant son pistolet sur le première classe.

- En route, montez sur cette échelle, on vous suit. C’est un ordre !

- Mais … sergent …, balbutia Lorenzo au comble de la stupeur.

- Les autres suivront n’ayez crainte, dit le sergent faisait passer son arme sur chaque membre de l’escouade.

Tous les soldats de la Delta étaient stupéfaits et leurs yeux étaient écarquillés de terreur. Les décisions et l’attitude de Costa étaient complétement déroutantes. Que faire ? Suivre Lorenzo vers une mort plus que probable ? S’opposer au sergent ? Tous avais raffermis la prise sur leurs armes, mais personne n’avait le cran de s’opposer à Costa.
Alors que Lorenzo montait un à un les barreaux de l’échelle en gémissant, rien ne semblait pouvoir améliorer sa situation. Les autres escouades à proximité se faisaient étriller par les tirs ennemis et avaient d’autres préoccupations immédiates. Les membres de la Delta étaient toujours aussi immobiles et le sergent Costa, toujours aussi menaçant avec son arme laser. Le temps ne paraissait plus s’écouler, il était devenu immuable. Quelqu’un allait-il intervenir ?

-Idiot !

Ce mot fusa comme la décharge laser qui suivit. Une seconde plus tard, le sergent Costa s’effondra raide mort, un trou entre les omoplates…

Toute l’escouade se tourna vers la source du tir, prêt à faire feu. Debout, au-dessus de la tranchée se tenait un officier vêtu d’une tenue macabre, un pistolet encore fumant dans les mains. A ses côtés, une vingtaine d’hommes avaient braqués leurs fusils laser sur l’escouade Delta. A la moindre incartade, ils ouvriraient le feu. Aucun des membres de l’escouade du feu sergent Costa n’avait déjà vu ces soldats, mais tous avaient entendu parler de leur régiment. La Death Korps de Krieg. Un régiment aussi terrible que le laissait supposer son nom.
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- Les pleutres laissent leurs hommes mourir au combat, leur esprit étouffé par la peur. Pas nous. L’heure de la retraite a sonné, et personne ne sera laissé derrière nous. Le courage est noble, mais il ne se situe qu’à une nuance de la stupidité. Apprenez à faire la différence.

- Hé, soldat, s’adressa l’officier de la Death Korps à Lorenzo.

- L’Empereur protège, mais met ton casque tu veux ?

Pressé par Costa, dans la panique, Lorenzo avait été prêt de partir à l’assaut des assaillants sans son casque. Comme un signe de remerciement, il acquiesça, les yeux écarquillés.

Afin de couvrir la retraite des tranchées, les hommes de la Death Korps se mirent à tirer de toutes leurs armes. Derrière eux, les multi-lasers de leurs transports de troupes « Chimère » firent aussi parler d’eux. Tel un dieu de la guerre, l’officier de Krieg debout, tirait avec son pistolet. Sans se mettre à couvert, appuyé par ses hommes dont il avait toute confiance, les balles adverses ne semblaient pas l’atteindre. Cet homme était-il le sauveur ou le fossoyeur de l’escouade Delta ?
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Segmentum Pacificus, Elona, Comté de Niobé, Terrain de manoeuvre Ignis, 999.M41.19h55.

Ayant détectés un intrus dans leur champ de vision, le groupe de soldats avança armes au poing, prêt à faire feu. Contre toute attente, une jeune femme vêtue d’un uniforme local se releva brusquement en appelant à l’aide. Tous la mirent en joue et avancèrent, la tête de l’inconnue dans leurs viseurs.

- Qu’est-ce que vous foutez là, cria celui qui semblait être leur chef.

Voyant qu’ils n’avaient visiblement rien à craindre, les soldats relâchèrent d’un cran la prise sur leurs armes. La femme n’était qu’armée d’un couteau. Bien que de bonne facture, elle ne pouvait rien tenter à cette distance contre leurs armes lourdes. L’officier Tallarn avança vers Taille, son fusil laser pointé vers elle.

- Vous cherchez à fuir ce merdier aussi ? Quelle est l’état du blessé ?

- Je suis le capitaine Ali Radja, 22ème régiment d’infanterie de Tallarn. Voici mon bras droit, Aïcha Djamena, lieutenant, opératrice lance-plasma. Et voici les premières classes, Khaaba et Madji. Mais si nous sommes ici à cet instant c’est grâce au secours in extremis des majors Marcus et Sextus, membres des forces spéciales du 30ème Harakoni Warhawks.

L’inconnue restant silencieuse, la lieutenant Djamena pris la parole.

- N’en disons pas trop, j’ai aucune confiance en elle Ali, dit-elle en dévisageant Taille d’un air mauvais.

- Aïcha à raison, déclinez votre identité. Et surtout dites-nous ce que vous foutez ici ? Ou est votre régiment, ou sont vos camarades ? Votre uniforme local ne sera en aucun cas un laisser-passer. Trop de traîtres ont tendance à se cacher parmi nous.

- Et baissez ce putain de couteau, conclut Aïcha Djamena.

Tous dévisageaient Taille, leurs armes prêtes à servir. Le sourire mauvais d’Aïcha Djamena conjugués au bruit de plus en plus menaçant de son lance-plasma aurait fait parler n’importe quel homme sain d’esprit.

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Umah Tamblyn
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Re: La seule journée paisible, c'était hier...

Message par Umah Tamblyn » 24 nov. 2018, 19:23

La jeune garde continuait de tirer et de hurler sa rancune, sa colère et sa terreur quand le caporal Geist tomba dans la tranchée, a quelques mètres à sa gauche. Elle ne s'en rendit pas compte tout de suite, bien sur, étant trop.. "occupée" par sa rage aveugle. Mais quand elle se pencha pour recharger son arme, elle vit le caporal allongé dans la boue et le sang. Elle cligna des yeux, puis revint soudainement à elle-même.

Elle se mit a bégayer, essayant de s'expliquer, ou de se justifier, a elle-même, ses actes, ses tirs et ses cris. Mais cela semblait vain. De un, les autres l'ignoraient, trop occupés a défendre leur vie chèrement. Quand à Geist, elle l'avait perdu de vu, le caporal ayant sûrement repris le combat lui aussi. Alors elle restait là, bégayant des excuses pour un comportement somme toute assez normal en temps de guerre.

C'est alors qu'elle se rendit compte que les forces du Chaos prenaient l'avantage, repoussant lentement les gardes impériaux, qui tombaient comme des mouches autour d'elle. Le sergent Costa se dressa alors, symbole de force et de résistance face à l'Ennemi, hurlant des ordres, ne se souciant pas du danger. Cet homme était vraiment un modèle, le modèle du Garde Impérial, brave et loyal. C'est pourquoi elle fut surprise que Lorenzo, traître, ne discute les ordres, refusant de suivre le sergent.

Elle se posta à côté du sergent, comme pour lui témoigner son soutien. Mais la seconde suivante, un tir atteignit Costa, le sang giclant dans le visage de la jeune recrue se tenant a côté de lui. Hébétée, elle fixa le cadavre, tremblant de tout son corps. Non, Costa ne pouvait pas mourir. Ce type était immortel! Il était invincible..

Mais non, il gisait bien là, mort, désarticulé. Elle se tourna alors vers les assassins du sergent et leva son arme, ne sachant pas trop quoi faire, sous le choc.

"Vous... vous avez tuer le Sergent!" hurla-t-elle.

Le soldat qu'elle visait, le chef de ce groupe de la Death Korps, devait bien voir que c'était le choc qui la faisait agir ainsi. Si elle était chanceuse, ils allaient la calmer. Mais pour le moment, elle continuait de pointer son arme, tremblante, vers l'officier assassin.
Umah Tamblyn, Garde Impériale
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Aestaban Geist
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Re: La seule journée paisible, c'était hier...

Message par Aestaban Geist » 15 déc. 2018, 21:47

Après son atterrissage plein de grâce et de poussière, il fallut au Caporal Geist, magnifiquement étalé sur le sol, quelques secondes afin reprendre son souffle. Pendant un instant, il resta là, allongé sur le sol, semblant plus ressembler à un jeune homme endormi qu'à un soldat en pleine bataille. À sa manière, il ne se souciait plus vraiment du massacre qui se déroulait autour de lui, toujours habité par la nonchalance qui le caractérisait tant. Comme un enfant que l'on aurait malencontreusement tenté de tirer de son sommeil, il préférait s'adjuger quelques minutes de plus, un infime repos avant de reprendre le combat qui l'attendait à son réveil. Le sprint qu'il venait d'entreprendre avait mis ses nerfs à vif, et si son physique lui permettait sans trop de mal de se remettre du choc, la fatigue commençait néanmoins à lui peser sur les épaules, ainsi que sur le moral. L'accalmie ne dura de toute manière pas plus longtemps et Aestaban fut bien vite tiré de sa somnolence par les bégaiements plaintifs de Tamblyn. Depuis quand était-elle là ? De toute manière, ça n'avait pas d'importance. Les obus tombant, les fusils chantonnant et les balles volatiles le ramenèrent sans peine à la réalité et au climat de bataille qu'il avait pendant un cours instant abandonné. Une journée normale sur une planète normale, pour un garde tout ce qu'il y avait de plus normal.

C'est dans un râle qu'il daigna finalement se relever, seulement pour constater, non sans un brin d'énervement, que la situation avait encore une fois empirée. Des explications d'Umah, il n'avait pas grande chose à faire : il ne comptait pas perdre son temps en des paroles inutiles alors que les hordes chaotiques se rapprochaient de minute en minute. Mais pour faire quoi ? Le rapide coup d'oeil qu'il jeta aux alentours ne fit en effet que confirmer ses appréhensions : les chances de réchapper vivant de ce bourbier se faisaient minces, autant pour lui que pour le reste du régiment. Rester combattre était une assurance de mourir décimé par l'ennemi, mais les quelques malheureux ayant tenté de fuir n'avaient visiblement pas survécu beaucoup plus longtemps. Au final, réchapper à sa petite escapade au devant des lignes ennemies semblait n'avoir fait que retarder l'inévitable...

Sans prévenir, la voix du sergent Costa se fit alors entendre, couvrant de son ton puissant le brouhaha général qui régnait dans la tranchée. C'est qu'Aestaban avait bien faillit l'oublier, celui-la. Ce n'était pas comme s'il avait été occupé à risquer sa vie durant les 15 dernières minutes, mais la hiérarchie militaire avait parfois tendance à lui sortir de la tête dans ce genre de situation. Et s'il s'imaginait que le sergent pouvait ramener l'ordre parmi les troupes, l'Alcatran dût bien vite constater que c'était finalement tout le contraire, si bien que le soldat accueillit les ordres de son supérieur avec un rictus plus qu'hostile. Est-ce qu'il avait complètement perdu la tête ?

Le no' man's land, Geist venait d'en faire l'expérience et autant dire qu'il n'était clairement pas emballé à l'idée de devoir y remettre les pieds. Seul la chance et la couverture soutenue de ses camarades lui avait permis d'échapper à ce marécage de corps et de boue, et maintenant qu'il en était enfin sorti, on voulait qu'il y replonge la tête la première ? Très peu pour lui, non. Il n'était pas vraiment dans sa nature de refuser des ordres, mais cette fois, le sous officier avait clairement eu raison de sa patience. Oui, se battre ne le dérangeait pas : au contraire, les années passées dans les bas-fonds d'Alcatran lui avaient presque fait prendre goût à l'art du combat, ou au moins acclimater à la violence constante de ce monde. Mais ça, ce n'était pas une bataille. Ce n'était qu'une course suicidaire lancée en plein contre un mur de balles. Un massacre unilatérale ou l'on ne pouvait espérer apercevoir ni le visage, ni connaitre le nom de celui qui mettrait fin à nos jours, sans parler de faire couler son sang. Et ça, Geist ne pouvait pas l'envisager.

Visiblement, il n'était d'ailleurs pas le seul, Lorenzo s'étant immédiatement opposé à l'injonctive du sergent, pour finalement être ramené à l'ordre tout aussi vite par le pistolet du Sergent. Les poings serrés, il se contenta d'observer la scène, attendant impatiemment de voir comment allait évoluer la situation.

Puis le coup de feu retentit.

Avant qu'il n'ait le temps de cligner des yeux, le sergent Costa s'écroula au sol. Il ne restait de sa poitrine qu'un troue béant dont s'échappait une légère odeur de fumée, tandis que se tenait au-dessus de son corps sans vie, un homme, dont l'uniforme funèbre annonçait à lui seul la tournure que prenait les évènements. Si Aestaban n'avait lui-même jamais vu un officier porteur de ces symboles, il avait, comme tout membre de la garde, déjà entendu de nombreuses rumeurs sur les possesseurs de ces insignes. Des hommes qui n'avaient pas hésité un seul instant à plonger leur propre planète sous le feu nucléaire par simple loyauté envers l'Imperium. Des soldats insensibles à l'idée de mourir, ne cherchant que le martyr au nom de l'empereur-dieu. Geist n'était pas un homme particulièrement impressionnable, oui, mais il devait avouer que les voir de ses propres yeux lui donnait des frissons. La Death Korp de Krieg était donc sur Elona... L'autorité avait visiblement changé de main au sein de l'escadron Delta, et de la manière la plus brutale qui soit.

Au moins, l'officier qui commandait ce redoutable régiment semblait-il savoir comment s'y prendre en matière de bataille. Aestaban avait toujours éprouvé un certain respect pour le sergent, mais sa mort ne l'affectait pas pour autant : ce dernier avait perdu tout son soutien à la minute où il avait décidé de braquer son arme sur le caporal. C'était désormais devant la Death Korp que l'Alcatran devait répondre de ses actes, rien de plus, rien de moins. Il fallait aussi dire que l'opportunité de battre en retraite ne le dérangeait pas le moins du monde. L'approche des forces du chaos se faisait après tout de plus en plus rapide et il fallait absolument qu'il se dépêche pour ne pas subir le même sort que ses "camarades" laissé dans le no man's land. La réputation de la Korp était effrayante, oui, mais ne faisait pas non plus abstraction de son efficacité au combat et de sa redoutable puissance de feu. Avec un tel allié à ses côtés, ses chances d'échapper à ce merdier ne pouvaient en être que renforcée.

Une retraite qu'il aurait immédiatement opéré si un évènement soudain n'avait pas attiré son attention. Trop occupé qu'il était à observer la débâcle, il n'avait pas fait attention à la seconde classe, qui, désemparée, se mettait maintenant à menacer l'officier qui avait mis un terme à la vie du sergent. Mais était-elle complètement inconsciente ?! La colère s'insinua en Aestaban avec autant de facilité qu'un poison, semblable à un choc crispant chacun des muscles de son corps. Qu'elle soit attristée par la mort de Costa, grand bien lui fasse. Mais ça ! Cette idiote pensait-elle réellement qu'après avoir exécuté un sous-officier sans ciller, le maitre de la Death Korp éprouverait un quelconque remord à lui coller une balle dans la tête ? Le régiment était pourtant bien connu pour ne pas faire dans la dentelle lorsqu'il était question de réprimer une révolte. Pendant quelques secondes, Aestaban hésita sincèrement à intervenir : si elle tenait autant que ça à mourir, c'était après tout son problème.

Mais d'un autre côté, pouvaient-ils vraiment se permettre de perdre du temps pour ça ? Les forces d'invasions se rapprochaient de seconde en seconde, et si une fusillade venait à éclater à l'intérieur même des tranchées... Il n'y avait pas de doute : il fallait régler cette situation au plus vite, au risque de la voir s'envenimer. Sans plus attendre, il s'élança donc, bien décidé à mettre hors d'état de nuire la jeune soldate, avant qu'elle ne commette l'irréparable.
Donc, jet de force, je suppose, pour maîtriser et de désarmer Umah avant qu'elle ne flingue l'officier. J'utilise éventuellement la compétence Athlétisme, si ça peut s'appliquer à ce genre de situation. Et bien sûr, si madame résiste un peu trop, j'ai toujours la compétence Bagarre pour calmer tout ça :mrgreen:.
Aestaban Geist, Voie du Garde impériale
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"Les guerres peuvent être menées avec des armes, mais elles sont remportées par des hommes".
- Un obscur général de Terra

https://www.youtube.com/watch?v=MM_c_avPlx4

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Taille Tallgott
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Re: La seule journée paisible, c'était hier...

Message par Taille Tallgott » 16 déc. 2018, 05:12

Quand Taille s'était présentée aux gardes impériales ceux si l'avait directement mis en joue à croire qu'elle était une sérieuse menace pour eux avec sa dague... Pauvres idiots elle aurait surement mieux fait de rester cachée que de tomber sur des xenos, l'accent des étrangers lui irritât notoirement les tympans, même les rythmes des explosions étaient plus agréables à ses douces oreilles, cependant la première classe allait devoir faire avec les malotrus.
Si ces êtres humains étaient bien des serviteurs de l'empereur ceux-ci étaient donc ses alliées, même s'ils étaient désagréables.

- A vos ordres lieutenant ! Tout en saluant les gardes impériaux d'un élégant signe de l'Aquilla.

Ensuite, la première classe Tallgot fit tourner sa dague avec agilité plusieurs fois dans la main, puis la rangea dans sont étuis, gare a celui qui oserai éprouver le fil de sont tranchant.
Cependant il allait falloir faire preuve de diplomatie et ne pas outrer ses sauveurs, elle se tournât vers le Capitaine en portant le plus beau sourire possible malgré la situation délicate dans laquelle ils étaient.

- Capitaine Radja ! Première classe Tallgott je transporte un pilote de valkyrie, il est dans un état critique ses deux jambes ont été sectionnées lors du crash et il a perdu connaissance il y a peu. Il m'a parlé tout comme vous de traîtres qui sont-ils ? Ils sont parmi nous ?

La jeune femme commença à sortir la civière de fortune sommairement cachée sous les mousses, pour montrer aux autres soldats l'état du blessé.

- Le reste de mon escouade est à environ un kilomètre vers l'ouest sur les lieux du crash, ils sont blessés pour la plupart, j'ai donc décidée de rejoindre le centre de commandement au plus vite en transportant le plus nécessiteux, mes camarades attendent de l'aide, je ne peux pas les abandonner a leur sort.

La jeune femme angoissée fit les doux yeux au capitaine Radja. C’était la part de rêve qu’elle proposait, Taille savait comment allumer le désir dans le cœur de l’homme.
D’un regard, d’un mot, d’un geste, elle donnait envie d’elle sans jamais chercher à s’imposée.

- On doit aller les chercher, on ne peut pas les abandonner, je les traînerai sur cette civière un par un s'il le faut !
Taille Tallgott , Voie du Garde impériale
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En avant par Feith !

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