Glace, serres et miel

L'Ultima Segmentum est le plus grand des cinq Segmentae Majoris composant l'Imperium de l'humanité. Situé à l'Est de Terra et s'étendant jusqu'à la Bordure Orientale, sa Forteresse Segmentaire est Kar Duniash. Il contient notamment le Royaume d'Ultramar, l'Empire T'au et l'empire Ork de Charadon.

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[MJ] Ombre de la Mort
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Re: Glace, serres et miel

Message par [MJ] Ombre de la Mort » 09 mars 2019, 07:35

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Furancisu Bonefoy
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Re: Glace, serres et miel

Message par Furancisu Bonefoy » 11 mars 2019, 15:37

Interrogeant ses hommes sur leurs trouvailles, Furancisu confia au duo de tout à l'heure, Boyko et Anechka, d'interroger les prisonniers. Cosignes, contacts, marchandises..... Ils étaient loin ses cours de contre-insurrection... Mais il en avait malgré tout quelques restes.

Ainsi, grâce à leurs "indications" volontaires et quelques petits trucs, l'équipe mis la main sur une cache dans l’entrepôt, où se trouvaient divers documents où figuraient certaines opérations non référencées dans la comptabilité commune.

Des biens de l'administration étaient vendus contre de l'argent sonnant et trébuchant, et en échange de cet arrangement, Abbas se chargeait d'acheminer d'autres biens de l'administration vers d'autres villes igloo semblait il. Ça faisait déjà 50 ans que l'administration planétaire avait commencée à vendre des parties du réseau ferroviaire à des entrepreneurs privés, et les complications dues à la mise en place de tarifs et réglementations différées donnait des envies de meurtres à plus d'un au vu des complications administratives et de l'augmentation des frais de fonctionnement et d'usage du réseau. Sans compter les retards, accidents et autres. L'Empereur soit loué, personne n'avait encore eu dans l'idée de s'occuper du service postal aéroporté. Il coûtait extrêmement cher -les pistes, le matériel, le personnel et les compétences pour piloter des avions par tempête de neige et se les faire poser parfois sur des pistes glacées n'étant pas donné -, ne fonctionnait pas toujours, surtout avec le temps local, mais au moins il fonctionnait correctement lorsque la météo était clémente.

D'ailleurs dans les relevés de comptes, il y avait de nombreuses dépenses dispendieuses, qui auraient pu être allouées à des choses plus utiles. Qui donc avait besoin de soie extra-planétaire importée, par exemple, dans cette cité de seconde zone, alors que trouver des sous pour assurer l'entretien de l'aération était, selon l'administrateur municipal, une tache presque impossible.

Tout ceci était irritant. Cela signifiait que Furancisu allait devoir travailler encore plus pour mettre un terme à ces agissements pour pouvoir retourner à ses passions. Placer aux arrêts les propriétaires de la compagnie, leur hommes de main, sans doute une partie du personnel, mettre la compagnie sous clé et administration militaire dans l'attente d'une décision de quelques instances juridiques viciées par la corruption, le népotisme et la paresse, gérer les plaintes de la milice qui estimait que ce genre de tâche était son travail.... Des ennuis et des efforts en perspective. A raison.


---


Les jours suivants furent une série de plaintes, menaces, convocations, paperasse monstre.... Heureusement, Martina était là pour se charger de cette montagne de travail. Empereur ! Si des saloperies de xénos venaient à attaquer la planète et le tuer, la situation deviendrait problématique. Mais s'ils tuaient Martina, alors tout tournerait au carnage, la logistique cessant de fonctionner du jour au lendemain.

A la toute fin, fatigué par cette comédie qui ne rimait à rien, Furancisu lâcha l'affaire. Il fit des photos des documents comptables compromettants, fit développer les négatifs en plusieurs exemplaires, puis négocia tout de go avec l'administrateur municipal : les originaux qui le mettait en cause, contre l'arrêt de tout ce merdier, ces poursuites et coups fourrés. Et il obtenait qu'Abbas passe sous contrôle militaire immédiat, sans indemnisation des précédents propriétaires écroués pour leurs irrégularités comptables face au fisc, leurs activités illégales et autres poursuites. Ainsi une partie de la pègre locale terminait elle sous les barreaux, et serait sans doute envoyée l'Empereur savait dans quel goulag ou pénitencier polaire, tandis que Furancisu pouvait faire administrer une partie du réseau du rail lui même, normalisant les règlements et tarifs. Cette tâche ingrate et fatigante pris bien une semaine avec le concours de l'unité chargée de la logistique et tout ce qui était paperasse de la base. Au vu des dépenses et recettes engagées par Abbas dans l'entretien et exploitation de sa tranche du réseau, il était clair que de nombreux travaux étaient à prévoir si l'on voulait éviter des accidents dans les années qui suivraient. C'était déjà un miracle que rien de mauvais ne ce soit passé. Puis une partie de la trésorerie de la compagnie manquait. Des petits malins avaient du profiter de la confusion des jours précédents pour se faire plaisir.... Il n'était pas bien difficile d'imaginer qui pouvait être derrière ces magouilles, mais dans le doute, Furancisu préférait ne rien faire. Il avait déjà eut tant de mal à obtenir un semblant de calme qu'il préférait ne pas replonger dans l'enfer d'où il était sorti.
Ainsi donc, l'entretien du réseau ferroviaire lui échouait, et la marche de la compagnie Abbas... Tant de complications à l'avenir... Et puis son expédition prévue depuis des mois était pour bientôt, et le problème des réserves de l'hospice n'était pas réglé.... Quoique...
Il avait peut être un plan. Mais avant de le mettre en pratique, il allait devoir faire en sorte que le personnel qu'il envoie à la compagnie pour pallier au renvoi des malfrats d'Abbas ne manque pas trop à la base... Donc recruter davantage de personnes, honorer les contrats passer, s'assurer que les paiement soient honorés... Mais l'expédition passait en premier ! La dernière fois, ils étaient parvenus à dégager une partie substantielle de décombres avant de pouvoir progresser davantage. Hors de question de patienter encore d'autres mois, surtout que la météo pour les jours prochains était excellente.
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Le mensonge engendre l’ignorance ; l’ignorance engendre la peur ; la peur engendre la haine ; la haine engendre la violence. Et à la fin, nous dégénérons en sous-hommes qui s’agrippent au sol, hurlant à la lune et mangeant de la chair humaine crue… ou quelque chose comme ça.

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Re: Glace, serres et miel

Message par Furancisu Bonefoy » 18 avr. 2019, 12:55

Furancisu ordonna à Martina d'établir une liste des ateliers de la compagnie Abbas, et d'y mener des descentes avec quelques escouades. Il fallait s'assurer qu'ils mettent la main sur tout ce que la compagnie avait comme actifs. Il était possible qu'ils aient à mettre la main sur de la contrebande de drogues et d'armes. Si ces dernières on pouvait envisager de les garder, il fallait détruire le reste de manière sûre pour éviter la consommation de substances psychotropes.

En attendant, le problème des fournitures n'était pas réglé et honorer les contrats que la compagnie Abbas avait signée allait peut être poser des problèmes, certains de ses partenaires pouvant être tentés, à l'annonce de sa ''reprise en main'', de jouer aux plus malins ou tout simple de disparaître dans la nature sans honorer leurs marchés précédents.

En attendant, son expédition passait avant le reste. Laissant à Martina son duo de choc – Anechka et Boyko – ainsi que le commandement pour le temps que durerait ce petit voyage, Furancisu commença à ordonner les préparatifs. Une trentaine de soldats frais et dispos, des vivres, le matériel de secours, deux radios opérationnelles, une photocopie du bulletin météo de l'avant veille juste au cas où, deux cartes détaillées de la région pour parer à toute mauvaise surprise, des lampes de poche, et d'autres petits extras qu'il s'était mis à emporter au fil des années. Ça et les armes retrouvées à Abbas.... Aussi inefficaces soient elles hors des murs des igloos, elles étaient parfaitement utilisables en intérieur. Il était donc hors de question de les laisser au premier guignol venu. C'est pour ça qu'il les emmenaient.

Le départ fut aisé, la troupe franchissant le sas de l'igloo pour ensuite faire alterner le rythme de marche du pas au galop, avec quelques pauses pour laisser se reposer les montures. Les cavaliers qu'il avait à ses côtés étaient, dans l'ensemble, des monteurs émérites, d'un niveau équivalent au sien, voir supérieur, mais tous pouvaient survivre et combattre à cheval. Il s'en était personnellement assuré, bien que ce fut un travail long et ingrat. Et que peu de personnel de la base ait fait montre d'intérêt pour ces leçons fasse que pas toute la garnison n'en soit capable, était certes décevant, mais au moins disposait il d'une unité capable pour ses expéditions vers le site. Et c'était là l'essentiel. Un jour, s'il recevait assez de crédits, il ferait peut être l'effort d'instruire l'intégralité de son personnel militaire à l'art équestre. Peut être. En attendant, au moins tous savaient monter à cheval et mener les patrouilles de routine autour des igloo sans que leurs montures ne se cassent de pattes ou ne se fassent surprendre par quelques krakdents nomades....
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Re: Glace, serres et miel

Message par Furancisu Bonefoy » 18 avr. 2019, 20:02

En partant de bonne heure au lever du soleil, le groupe n'eut qu'à bivouaquer qu'une nuit après avoir formé un périmètre de sécurité, pour arriver le lendemain sur place. Déjà on distinguait au loin ce qui semblait être une montagne, mais en réalité loin de cela. Ce n'était en rien une construction géologique millénaire, mais au contraire l'œuvre du génie et de la maitrise technique des précédents possesseurs de ce monde. En effet, les humains qui peuplaient actuellement cette planète n'étaient pas les descendants des constructeurs de ces gigantesques superstructures, mais de misérables colons, arrivés sur place à peine quelques millénaires plus tôt, dans l'optique d'établir une présence sur ce monde froid et désolé, sans intérêt, mais pouvant servir d'entrepôt à la marine et la garde, lors de la 16ème guerre de la comète, un conflit aussi meurtrier qu'inutile, déclenché pour des raisons futiles et connaissait un fin à sa mesure : pathétique et misérable. Aujourd'hui le monde n'avait plus qu'un intérêt encore moindre, mais restait occupé car l'imperium avait cette fâcheuse manie de toujours garder ce qu'il occupait, même si cela n'en valait pas vraiment la peine. L'avant poste était devenu une garnison, qui à son tour était devenue une colonie et ainsi de suite, bien que cela faisait belle lurette que pas un régiment de la garde impériale n'avait élu domicile sur place. L'astra militarum avait bien d'autres chats à fouetter que de garder une boule de glace désolée et isolée. Non, le seul intérêt du lieu était la présence des Bizz. Et c'était tout.

Ou du moins c'était ce que l'administraturum pensait. Un catalogue rapide du monde et de ses ressources, voilà la seule chose qui avait été faite, il y a des lustres de cela. Mais Furancisu s'était renseigné avant de choisir son affectation. Il y a deux ou trois siècles de cela, un vaisseau de libres marchands avait été retrouvé, dérivant à l'abandon dans le vide intersidéral, percé de toute part, sans aucun survivant à son bord, et les soutes pleines de miel de Bizz. L'analyse de son journal de bord avait été remise à plus tard, car à l'époque Lastrati avait été attaquée, une fois de plus, par un chapitre renégat. C'était Furancisu qui en avait fait l'analyse, des siècles plus tard, en mettant de l'ordre dans les archives de l'académie, lors d'un de ses moments de temps libre. Et dans ledit journal, il était fait référence au monde de Numéror, et de ce que les locaux pensaient être des montagnes.... Sauf qu'il s'agissait en réalité d'anciennes cités ruche, conservées sous la glace et la neige. Et depuis des temps immémoriaux, car le jeune noble n'avait trouvé aucune mention d'une colonisation de pareille ampleur de ce monde dans les archives de Lastrati qui, bien qu'incomplètes, étaient tout de même relativement fiables et gardaient une trace détaillée des colonisations et tentatives de colonisation du secteur. Après tout, c'était là une sous préfecture du sub-cadrant. Ce n'était pas rien.

La ''montagne'' en vue, donc, la troupe de Furancisu eu néanmoins à progresser encore toute une journée, pour arriver au pieds de celle ci alors que le soleil s'apprétait à se coucher à l'horizon. Le Bonefoy se souvenait, des années précédentes, où il avait effectué des carottages de la glace pour déterminer à quelle profondeur se trouvait l'entrée la plus proche de la surface du complexe.... Puis des mois et années, passées à miner et creuser la glace en profondeur, puis des années qu'il avait fallut pour faire fondre l'antique plastacier au chalumeau.... On travaillait avec des misères, financées par des bouts de ficelles à cause de la pingrerie de l'administration... Ce n'était que tout récemment qu'il avait enfin pu accéder à l'intérieur même de l'antique cité ruche, et dont il avait pu fouiller les anciennes galeries – encore accessibles malgré le temps – à la recherche de quoique ce soit.... L'endroit était remarquablement bien conservé, le froid – température ambiante : 0° - ayant limité les dégâts et la glace, conservée, plus ou moins bien la structure externe sans trop abimer l'interne. Il y avait juste les squelettes innombrables qu'il avait fallu déblayer dans certains secteurs, et dont la cause de la mort était encore inconnue.
L'officier, malgré l'absence de connaissances spécifiques en la matière, privilégiait la thèse d'une épidémie ou d'une bombe bactériologique, car il n'y avait aucune traces de combats dans les combes des ruines. La question était donc : qui avait été l'auteur de cette œuvre macabre ? Mais pour l'instant, il n'avait toujours pas mis la main sur de quelconques archives ou journaux de bords. Juste des documents papiers, microfiches ou d'anciens dossiers électroniques, rédigés en une langue morte, mais néanmoins traduisible, car utilisant un alphabet semblable, bien qu'archaïque, à celui usité sur Numéror. Des mois de traductions laborieuses pour ne révéler que des ouvrages de parfois peu d'intérêt.... Mais jamais la fièvre de l'exploration n'était tombée, ne faisant que croître avec le fil du temps, et parfois se propageant dans les rangs, quelques soldats intéressés par cette passion dévorante qui animait leur – excentrique, il convient encore une fois ici de le rappeler, mais compétent – supérieur.

Le convoi s'enfonça dans la glace, dans un tunnel qui semblait s'enfoncer jusqu'au centre de la terre – en réalité, quelques 40 mètres de profondeurs sur un dénivelé de 3% - franchissant au passage une lourde porte métallique, bardée de cadenas et de chaînes diverses, que Furancisu avait placées là au fil du temps, pour éloigner d'éventuels petits curieux mal intentionnés, ou des roux – les abhumains locaux – plus téméraires qu'à leur habitude. Le site de fouilles était pour lui et lui seul. Non pas qu'il soit égoïste, mais plutôt qu'il se méfiait. Qu'est ce que des ignares comme l'administrateur municipal feraient s'ils découvraient le lieu ? Ils pilleraient certainement tout ce qu'ils trouveraient ayant la moindre valeur et jetteraient le reste au recycleur, sans y prêter la moindre chose, oubliant par là même que tout ce qui est précieux n'est pas forcement brillant. Crétin.
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Re: Glace, serres et miel

Message par Furancisu Bonefoy » 20 avr. 2019, 16:57

En partant de bonne heure au lever du soleil, le groupe n'eut qu'à bivouaquer qu'une nuit après avoir formé un périmètre de sécurité, pour arriver le lendemain sur place. Déjà on distinguait au loin ce qui semblait être une montagne, mais en réalité loin de cela. Ce n'était en rien une construction géologique millénaire, mais au contraire l'œuvre du génie et de la maitrise technique des précédents possesseurs de ce monde. En effet, les humains qui peuplaient actuellement cette planète n'étaient pas les descendants des constructeurs de ces gigantesques superstructures, mais de misérables colons, arrivés sur place à peine quelques millénaires plus tôt, dans l'optique d'établir une présence sur ce monde froid et désolé, sans intérêt, mais pouvant servir d'entrepôt à la marine et la garde, lors de la 16ème guerre de la comète, un conflit aussi meurtrier qu'inutile, déclenché pour des raisons futiles et connaissait un fin à sa mesure : pathétique et misérable. Aujourd'hui le monde n'avait plus qu'un intérêt encore moindre, mais restait occupé car l'imperium avait cette fâcheuse manie de toujours garder ce qu'il occupait, même si cela n'en valait pas vraiment la peine. L'avant poste était devenu une garnison, qui à son tour était devenue une colonie et ainsi de suite, bien que cela faisait belle lurette que pas un régiment de la garde impériale n'avait élu domicile sur place. L'astra militarum avait bien d'autres chats à fouetter que de garder une boule de glace désolée et isolée. Non, le seul intérêt du lieu était la présence des Bizz. Et c'était tout.


Ou du moins c'était ce que l'administraturum pensait. Un catalogue rapide du monde et de ses ressources, voilà la seule chose qui avait été faite, il y a des lustres de cela. Mais Furancisu s'était renseigné avant de choisir son affectation. Il y a deux ou trois siècles de cela, un vaisseau de libres marchands avait été retrouvé, dérivant à l'abandon dans le vide intersidéral, percé de toute part, sans aucun survivant à son bord, et les soutes pleines de miel de Bizz. L'analyse de son journal de bord avait été remise à plus tard, car à l'époque Lastrati avait été attaquée, une fois de plus, par un chapitre renégat. C'était Furancisu qui en avait fait l'analyse, des siècles plus tard, en mettant de l'ordre dans les archives de l'académie, lors d'un de ses moments de temps libre. Et dans ledit journal, il était fait référence au monde de Numéror, et de ce que les locaux pensaient être des montagnes.... Sauf qu'il s'agissait en réalité d'anciennes cités ruche, conservées sous la glace et la neige. Et depuis des temps immémoriaux, car le jeune noble n'avait trouvé aucune mention d'une colonisation de pareille ampleur de ce monde dans les archives de Lastrati qui, bien qu'incomplètes, étaient tout de même relativement fiables et gardaient une trace détaillée des colonisations et tentatives de colonisation du secteur. Après tout, c'était là une sous préfecture du sub-secteur de l'un des cadrants de l'Ultima Segmentum. Ce n'était pas rien.


La ''montagne'' en vue, donc, la troupe de Furancisu eu néanmoins à progresser encore toute une journée, pour arriver au pieds de celle ci alors que le soleil s’apprêtait à se coucher à l'horizon. Le Bonefoy se souvenait, des années précédentes, où il avait effectué des carottages de la glace pour déterminer à quelle profondeur se trouvait l'entrée la plus proche de la surface du complexe.... Puis des mois et années, passées à miner et creuser la glace en profondeur, puis des années qu'il avait fallut pour faire fondre l'antique plastacier au chalumeau.... On travaillait avec des misères, financées par des bouts de ficelles à cause de la pingrerie de l'administration... Ce n'était que tout récemment qu'il avait enfin pu accéder à l'intérieur même de l'antique cité ruche, et dont il avait pu fouiller les anciennes galeries – encore accessibles malgré le temps – à la recherche de quoique ce soit.... L'endroit était remarquablement bien conservé, le froid – température ambiante : 0° - ayant limité les dégâts et la glace, conservée, plus ou moins bien la structure externe sans trop abimer l'interne. Il y avait juste les squelettes innombrables qu'il avait fallu déblayer dans certains secteurs, et dont la cause de la mort était encore inconnue.
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Re: Glace, serres et miel

Message par Furancisu Bonefoy » 21 avr. 2019, 01:37

L'officier, malgré l'absence de connaissances spécifiques en la matière, privilégiait la thèse d'une épidémie ou d'une bombe bactériologique, car il n'y avait aucune traces de combats dans les combes des ruines. La question était donc : qui avait été l'auteur de cette œuvre macabre ? Mais pour l'instant, il n'avait toujours pas mis la main sur de quelconques archives ou journaux de bords. Juste des documents papiers, microfiches ou d'anciens dossiers électroniques, rédigés en une langue morte, mais néanmoins traduisible, car utilisant un alphabet semblable, bien qu'archaïque, à celui usité sur Numéror. Des mois de traductions laborieuses pour ne révéler que des ouvrages de parfois peu d'intérêt.... Mais jamais la fièvre de l'exploration n'était tombée, ne faisant que croître avec le fil du temps, et parfois se propageant dans les rangs, quelques soldats intéressés par cette passion dévorante qui animait leur – excentrique, il convient encore une fois ici de le rappeler, mais compétent – supérieur.

Le convoi s'enfonça dans la glace, dans un tunnel qui semblait s'enfoncer jusqu'au centre de la terre – en réalité, quelques 40 mètres de profondeurs sur un dénivelé de 3% - franchissant au passage une lourde porte métallique, bardée de cadenas et de chaînes diverses, que Furancisu avait placées là au fil du temps, pour éloigner d'éventuels petits curieux mal intentionnés, ou des roux – les abhumains locaux – plus téméraires qu'à leur habitude. Le site de fouilles était pour lui et lui seul. Non pas qu'il soit égoïste, mais plutôt qu'il se méfiait. Qu'est ce que des ignares comme l'administrateur municipal feraient s'ils découvraient le lieu ? Ils pilleraient certainement tout ce qu'ils trouveraient ayant la moindre valeur et jetteraient le reste au recycleur, sans y prêter la moindre chose, oubliant par là même que tout ce qui est précieux n'est pas forcement brillant. Crétin.

Les jours suivants furent principalement dédiés à l'entrepôt des armes de contrebande en quelques points que Furancisu avait cartographié. Des culs de sacs, pas toujours aisément accessibles ou trouvables. Ainsi, si le besoin s'en faisait sentir, il y avait toujours moyen de dégotter quelques pétoires de seconde main.

Pour le reste, on continua à effectuer un travail de balisage des couloirs, peignant des flèches à partir de peinture fluorescente, vers la sortie. Ce travail étant long et frustrant quand de potentielles montagnes de matériel et savoirs antiques pouvaient se trouver à portée de main, mais nécessaire pour assurer la sécurité de l'expédition, c'était d'ailleurs pour prévoir tout coup du que des vivres et une radio supplémentaire avaient été laissés sur place, afin, en cas de changement météorologique sérieux et soudain, de permettre aux archéologues en herbe de survivre plus longtemps.

Ce n'est qu'au cinquième jour qu'une partie de l'équipe, menée par Furancisu, s'engagea plus en profondeur dans les entrailles de l'ancienne cité ruche.
Un membre d'expédition marchant en avant du groupe, relié aux autres par une corde en cas de chute, alors que tous progressaient dans des couloirs sombre, dépourvus de lumières, le système électrique local ayant certainement rendu l'âme depuis des millénaires, et encombrés de cadavres, ou du moins de squelettes blanchis par le temps, recouverts de minces lambeaux de tissus plus ou moins bien conservés. Il fallait dire que l'on faisait de la qualité dans le temps.
Mais il n’empêchait que l'on progressait lentement, toujours en marquant le chemin derrière soit par une flèche vers la sortie, à chaque intersection ou endroit où le chemin prenait des allures plus complexes à cause d'effondrements de certaines parties de la structure.

Mais pour ce coup ci, il semblait qu'ils aient mis la main sur le gros lot, devant leurs yeux, à la suite de moult tours et détours, se trouvant en parfait état....
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Re: Glace, serres et miel

Message par Furancisu Bonefoy » 24 avr. 2019, 00:11

Un plan. Un magnifique plan en bon état. Le premier sur lequel ils tombaient. Alors oui, les couleurs n'étaient plus aussi vives qu'elles avaient du l'être dans le temps, là se trouvait un fissure, ici une tache noirâtre mais.... Dans l'ensemble c'était un magnifique plan. Non pas un plan comme pouvaient l'entendre ces effrayants machins que sont les technoprêtres, ces tas d'huile et de métaux ambulants produisant des bruits étranges, c'est à dire un S.T.C., mais un plan de métro ! Les rails que l'on pouvait voir plus loin signifiaient, en plus du plan, qu'ils se trouvaient dans une gare, ou au moins une station. En traduisant les noms des stations indiqués sur le plan, il pouvait espérer, au moins pour les zones indiquées par celui ci, mieux orienter ses recherches. C'était une magnifique progression. Digne sans doute des années passer à creuser la glace, puis le plastacier et le plastbéton de la couche extérieure de la cité ruche....

Regardant sa montre et son calepin, Furancisu remarqua néanmoins que cela faisait plusieurs jours qu'ils déambulaient dans les lieux, marquant leur passage et s'assurant de la solidité des sols sur lesquels ils se mouvaient. Il était temps de rentrer. La station météo avait prévue une tempête soudaine. Un des bras du contre-cyclone avait brusquement changé de direction, une histoire de pressions, auxquelles son ignorance en matière de météorologie ne trouvait d'explication simple et rationnelle permettant d'en comprendre les mécanismes basiques. Il se contentait de faire confiance aux gens dont s'était le travail, faute de pouvoir comprendre leur charabia sur les bar et la pression atmosphérique.

Les vivres et le matériel de secours entreposé, le commandeur ordonna qu'on fasse demi-tour, la conjoncture ne se prêtant guère à une expédition d'un mois ou plus comme prévu. Non. On se contenta de baliser et ré-inspecter le terrain parcouru, à la recherche de quelques faiblesses dans la structure pouvant menacer, à terme, le bon déroulement des expéditions.

Le retour fut moins laborieux, les hommes choisis étant de moins en moins désorientés dans cet espace exotique pour eux, qui n'avaient jamais connu les couloirs crasseux et interminables de Lastrati et ses cités ruches, bien que la comparaison s'arrêta là, l'actuelle cité ruche dans laquelle ils déambulaient étant bien plus propre et disposant de couloirs mieux pensés. Bon, bien entendu, il y avait les squelettes un peu partout qui juraient avec l'endroit, mais si on les déblayait à l’écart proprement....
Puis les opérations de dégagement et d'aménagement des expéditions passées facilitait le retour. Les conduits d'aération de plusieurs mètres de larges qui étaient empruntés, avaient vu s'installer des barreaux de fer, cordes et grues pour faciliter les déplacements, et quelques couloirs avaient été renforcés de barres à mines et soudures..... C'était artisanal, mais ça suffisait. On pouvait désormais faire venir de grosses caisses sans trop de peines à travers les dédales. Rien à voir avec la première entrée dans le lieu, où il avait eu à sangler tout le monde et où il était arrivé que nombre des membres du groupe tombasses dans des trous à cause d'un sol trop faible. Le plastacier et le plastbéton sont bien entendu de très bons matériaux de construction, mais des millénaires dans la figure affaiblissent très certainement toute structure exposée aux éléments, surtout sans maintenance. La couche extérieure de la ruche avait été salopée par le vent et le froid, la rendant poreuse en certains endroits. Seules les couches internes étaient en meilleur état, et donc avec des intérieurs moins risqués à parcourir. Enfin si aucune mauvaise surprise n'attendait dans l'ombre, depuis 10 000 ans, pour sauter à la gorge du premier explorateur venu.
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Furancisu Bonefoy
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Re: Glace, serres et miel

Message par Furancisu Bonefoy » 24 avr. 2019, 20:06

La descente en rappel dans le conduit d'un ascenseur dégagé, ou ce qui en restait, fut rapide et en 15 minutes, le groupe en entier avait rejoint le "camp de base", où l'autre partie de l'expédition restait, à surveiller les montures, gérer es stocks et nettoyer la zone des squelettes humains qui se trouvaient partout dans la place. Impossible de faire un pas sans marcher sur un os..... Dire qu'il leur avait fallu des semaines d'exploration pour monter ou descendre un à un les niveaux de la ruche. Pour l'instant, avec une seule équipe ils n'avaient explorés qu'une partie minuscule de la place, surtout autour de l'accès creusé dans la glace et la couche externe de la ruche. Il y avait bien plus à explorer, tant en surface au niveau où le camp de base était établit, que les niveaux, où ils étaient bien loin d'avoir mis pieds dans chacun d'entre eux. Allez donc chercher à gagner les plus hauts niveaux alors que le sol est recouvert de squelettes, un sol potentiellement instable, de rares escaliers dont l'emplacement est inconnu, ou des conduits d'aération où vous devez vous déplacer difficilement avec tout un équipement approprié. Sans parler de l'obscurité totale, sur des jours, angoissante pour les montures comme pour les hommes non habitués.....

Vérifiant que tout le monde était là en effectuant deux fois un comptage, Furancsiu ordonna le départ de la troupe, pour la plus grande joie des montures, piaffant d'excitation, ravies d'enfin pouvoir se dégourdir les jambes pour de vrai, après des jours coincées dans ce lieu étrange et absolument pas naturel et inadapté à leur morphologie.

Traversant le conduit qui avait été aménagé d'expédition en expédition, l'officier fit ouvrir la grande porte coulissante installée ici, permettant à l'air de s'engouffrer dans la brèche, leur fouettant le visage au passage, mais sans les blesser, tous ayant revêtus leurs lourds manteaux, gants et autres vêtements les protégeant du froid et du vent.

On laissait la porte fermée le reste du temps car les courants d'air avaient tendance à provoquer un bruit d'enfer pendant des heures si on la laissait ouverte trop longtemps. Une fois avait suffit. Expérience infernale que cette fois ci où des bris de verres et os volaient dans tous les sens, à tous les niveaux de la cité ruche..... Il y avait vraiment beaucoup de ferrailles, plastiques et os au sol à chaque niveau. La porte était presque pile à la sortie, mais en installer une autre, quelques dizaines de mètres en contrebas, eut été une bonne chose pour calmer encore plus le vent avec quelque système de sas mais.... Crédits manquants. Encore et toujours le même problème. Oh cette fois, aucune découverte faite... Sauf un plan de métro d'un niveau et quelques lignes allant vers les étages inférieurs et supérieurs en espérento - la langue des indigènes d'alors, traduite avec de nombreux efforts et l'aide de beaucoup de personnes à la garnison (surtout des civils) - qui était encore à traduire mais aiderait certainement aux prochaines fois, pour prioriser ou non certaines zones à explorer. Les fouilles au hasard n'étaient pas trop au goût de Furancisu, et avec cette découverte, des expéditions de plus en plus spécialisées allaient pouvoir être menées.... Il avait vraiment hâte de pouvoir se débarrasser de tous les tracas imposés par l'administrateur municipal pour pouvoir presque entièrement se consacrer aux fouilles archéologiques.
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Le mensonge engendre l’ignorance ; l’ignorance engendre la peur ; la peur engendre la haine ; la haine engendre la violence. Et à la fin, nous dégénérons en sous-hommes qui s’agrippent au sol, hurlant à la lune et mangeant de la chair humaine crue… ou quelque chose comme ça.

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Furancisu Bonefoy
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Re: Glace, serres et miel

Message par Furancisu Bonefoy » 09 mai 2019, 16:35

La steppe enneigée, soleil levant derrière les cavaliers, leur faisant face avec ses quelques touches de toundra et taïga par ci par là.... Yahassin ! lança-t-il pour ordonner à l'expédition de cavaler vers la base. Plein Ouest.

Faisant de rares poses pour faire les changements de montures, tous n'étant pas capables de le faire alors que les bêtes étaient au galop, ils progressèrent à bonne allure sur la piste recouverte d'un voile immaculé. Quelques rares krakdents sur le passage s'écartaient de leur route avec précaution, devant ce qui leur semblait être une horde, les grandes concentrations d'équidés n'existant qu'aux alentours des villes igloo ou durant l'"hiver" local.

Vers midi, le commandeur vit revenir vers le groupe l'éclaireur envoyé plus en avant. Cette disposition était ici plus une punition qu'une réelle précaution, les seuls dangers planétaires, en extérieur, hormis l'incompétence crasse de certains administrateurs, étant les krakdents. En effet, cavaler seul était bien plus pénible par le froid qu'en groupe. Il avait apparemment repéré en amont de la piste des traces de passage importants. Des roux en plusieurs files, au vu des empreintes laissées dans la neige. C'était peu commun.

Ces subhumains, entièrement recouverts d'un pelage homonyme, à de rares exceptions près, étaient la minorité ethnique de Numéror. Bien qu'il n'existait guère de recensement officiel à cette ethnie, on estimait qu'ils constituaient, grossièrement, 1 à 2% de la population humaine planétaire. Il était ainsi peu commun de tomber au hasard sur ces combattants du froid. On les trouvaient en général dans des zones de chasse, des geysers ou autres sources d'eau chaude, et près des grandes étendues d'eau gelées, près des ruches transformées en montagnes. Ainsi ils se déplaçaient par tribu de 20 à 60 individus, en colonne. Et croiser plusieurs colonnes était une occasion assez rare, signifiant qu'un évènement d'importance avait ou allait avoir lieu. Généralement, la perte de terrains de chasses, par la rareté du gibier, une épidémie, ou bien un évènement culturel conséquent.

Alors pourquoi tolérer une population aussi faible et primitive, cette souillure sur un monde de l'imperium aussi pur *sic* et pieu *resic* que Numéror ? Simplement parce que l'administration locale avait estimée que lancer une purge planétaire aurait requis trop de ressources, nécessitant une réduction générale du train de vie de la population. Alors certes, ce n'était pas un problème que de couper le chauffage de la masse puante et répugnante de plébéiens qui volaient l'oxygène des honnêtes *reresic* élites, ces misérables, dans le pire des cas, mourant de froid, sous les balles de quelques forces armées chargées de réprimer ces hordes barbares en voulant aux honnêtes gens, ou dans les salles de torture de la police secrète de l'administrateur planétaire, mais réduire leur propre train de vie à eux !? Cétait tout à fait inacceptable !!!

Et puis il leur revenait à bien moins cher d'acheter du miel de Bizz "Alpha" aux roux qui étaient de réels spécialistes en apiculture, que de créer des emplois où des gens payés au lance pierre étaient chargés de récolter le précieux nectar. Surtout que cette plèbasse d'alcooliques fainéants et illettrés consanguins voleurs violeurs et meurtriers cannibales - et sans doute hérétiques !!! - était certainement capable de revendre sous le manteau une partie du nectar.... Intolérable !!! La contrebande était un privilège réservé aux classes supérieures de ce monde, à savoir l'administration locale et ses bienveillants, sages, intelligents et capables membres, qui eux seuls étaient capables de flouer de manière optimale les crétins de Lastrati.

Puis les quelques fois où des humains avaient été laissés exploiter les ruches de Bizz Alpha, les nids avaient finis par mourir peu après. Merci bien....
Modifié en dernier par [MJ] Malcador le 11 mai 2019, 14:55, modifié 1 fois.
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Furancisu Bonefoy
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Re: Glace, serres et miel

Message par Furancisu Bonefoy » 13 mai 2019, 21:25

Faisant bifurquer la patrouille vers ces traces, Furancisu et son groupe finirent par déboucher sur une grande plaine, bordée de forêts, avec en son centre un geyser entouré de tentes et d'igloos. Il devait bien y avoir là, à tout casser, un millier de roux. C'était exceptionnellement rare, surtout si on prenait en compte l'éloignement des tribus des unes des autres. Sans doute un système de balises et signes avait été mis en place. Ces tas de rochers sans réel signe ou sens apparent que l'on croise parfois loin des villes-igloo peut être ?

Faisant mettre pieds à terre, Furancisu fit installer le transmetteur, ordonnant à son radio d'émettre vers la ville igloo qu'ils allaient rejoindre tantôt, avant de se reprendre. S'il révélait, en fréquence ouverte, que des roux se rassemblaient en grand nombre ici, l'administrateur municipal pourrait être tenté d'envoyer des hommes à lui rafler tout ce qui pourrait être acheté par Furancisu et ses hommes, voir même voler ces pauvres hères.... Mais était-ce vraiment nécessaire de prendre pareilles précautions ? Après tout, ce n'était pas vraiment la peine d'être aussi sur ses gardes... Quoique vu les dernières crasses qu'on lui avait fait.....

Radio. Prévenez la base que nous serons en retard sur l'horaire prévu. Faites comme si vous aviez des soucis avec le matériel de transmission.

Joris ! Ivan ! appela leur supérieur. Prenez tous deux deux montures et foncez à la garnison. Vous transmettrez au lieutenant Martina un rapport complet, sans délais, de la situation ici présent, et de nous envoyer de quoi marchander avec les roux. Et gardez pour vous tout ça jusqu'à ce qu'on en ait fini ici. Si l'administrateur municipal nous envoie ses peignes zizis, je saurais d'où ça vient. Compris ?

Oui chef !
A vos ordres !

Furancisu n'avait pas de soupçons particuliers sur la loyauté ou la capacité à obéir de ses recrues, mais on était jamais trop prudent. Mieux valait les tanner un petit peu que de les voir commettre un impair. Comme on disait, "des paroles indiscrètes détruisent des navires". Dans le cas présent, avoir les sbires de l'adm. municipal ne ferait que rendre les marchandages avec les roux plus difficiles.
Qu'est ce qu'une peuplade de subhumains comme ceux ci pouvaient avoir à offrir ? pourrait on se demander, si l'on était étranger à ces indigènes. La réponse était - outre le miel de Bizz en tout genre - nombre de produits locaux, de colifichets divers et objets artisanaux locaux, contes de leur cru, alcool basique... Et herbes médicinales !

Une fois que les deux lascars seraient de retour avec de quoi entamer un troc avec les roux. Quelques jours de repérages donc. Une fois le matériel sur place, c'est à dire ce que les roux acceptaient de troquer, à savoir des outils, du sucre, du sel, des épices, des huiles, farines ou quelques breloques jolies à regarder, il était supposé, selon les instructions réservées à toute interaction prolongée avec les roux, obtenir un maximum de miel de Bizz Alpha. Mais le commandeur avait, au fil du temps et que sa compréhension de ces peuplades s'améliorait, estimé que négocier au plus dur avec les roux était malvenu et contreproductif. Les quelques fois où il avait eu à traiter avec cette engeance, il avait prit la liberté d'offrir de menus présents qui, bien que de moindre valeur, étaient toujours les bienvenus. Cette pratique, jugée dispendieuse, barbare, voir même inutilement coûteuse et stupide par l'administrateur municipal et l'ensemble de ses mignons, et très certainement répandue à loisir dans toute l'administration planétaire, avait tendance à rendre les roux plus bavards, sociables, et instructifs. Ce qui aiderait certainement à obtenir certaines herbes...
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