[Helveticus Matix] Investigation

Le Segmentum Solar est l'un des cinq Segmentae Majoris composant l'Imperium de l'humanité. Sa Forteresse Segmentaire est Mars. En son centre se trouve Terra, le berceau de l'humanité.

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[MJ] Malcador
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Re: [Helveticus Matix] Investigation

Message par [MJ] Malcador » 17 avr. 2019, 15:22

Le contact avec l’antique machine, loin de revigorer Helveticus, lui était apparu aussi froid que la mort. Pour lui qui ne s’était jamais connecté qu’à des appareils en parfait état de fonctionnement, semblable expérience constituait un choc propre à provoquer un frisson d’effroi le long de son échine encapuchonnée. En lieu et place du réseau complexe d’interactions qu’il escomptait, ses cogitateurs avaient affaire à un glacial vide cybernétique, sensation susceptible d’ébranler toute conscience formatée par le dogme du Mechanicus. Habitué à nager dans les données communiquées, le pauvre acolyte s’en trouva désemparé, décontenancé par ce vide étouffant, cette absence de vie. Surmontant son désarroi, il résolut d’entreprendre un rite de réanimation calibré de façon à ne pas risquer un éveil plein et entier des systèmes de protection de la machine.

Test d’interaction (sur INT) : 20, il se passe quelque chose d’imprévu. Oops.
Test de réactivité [(sur (INT+INI)/2] : 6, réussite.
Test subsidiaire (motif caché) sur 1D6 : 2.
Le stratagème était ingénieux, visant à faire un atout de l’inconvénient que constituait initialement l’état d’épuisement chronique des systèmes de la sonde. Plusieurs minutes terranes furent néanmoins nécessaires à ne serait-ce que compléter le rituel partiel de réanimation, à force de fumerolles, d’encens, et de stimuli électroniques. Quelques menues réponses finirent par paraître en faibles lignes de binaires sous les sollicitations incessantes du technoprêtre. Helveticus se rua cérébralement sur ces signes de vie cybernétique, les déchiffrant de concert avec son servocrâne, les couvant du regard, les enveloppant de requêtes de relance. Ce-faisant, ses cogitateurs lui remontaient déjà de premiers résultats d’analyse : les systèmes internes de la sonde utilisaient une version familière de la Lingua Technis, quoique certaines tournures de codes puissent parfois paraître désuets. Parmi le ténu flux d’informations accessibles, l’acolyte releva notamment plusieurs éléments permettant de confirmer l’hypothèse d’un état de veille profonde à fins d’économie d’énergie. Outre cette fragile respiration métaphorique, d’Esprit de la Machine nulle trace. Cette absence seule suffisait à nimber l’esprit d’Helveticus d’un linceul d’effroi latent : c’est le cœur serré qu’il entreprit d’examiner les quelques requêtes commençant à poindre vers ses systèmes internes.

Soudain, tout s’accéléra : l’un des ensembles de données en cours d’activation émit une requête jugée suspecte par quelque chose parmi les systèmes corticaux d’Helveticus. Dans un réflexe cybernétique non maîtrisé, l’acolyte se sentit déconnecté, mis à distance des paquets frauduleux par un sursaut de ses propres protocoles internes de sécurité. L’incident fut aussitôt clos, mais l’activité des systèmes de la sonde s’en ressentit pour une raison inconnue, retombant dans une inactivité morbide.

Alors seulement, Helveticus perçut le froid du métal contre sa paume : il venait malgré lui de prendre appui contre l’un des murs de cet engin inhospitalier. Le souffle court, la peau moite, l’épaule endolorie dans le froid nocturne du désert, tout vint le tirer de sa torpeur. Son regard tomba vers le sol, et il aperçut le panneau, entrouvert, dans la pénombre ambiante.

Tremblant encore malgré lui, une tempétueuse migraine tonnant contre ses tempes, l’acolyte hagard plongea une main avide dans le coffre mural. Une surface parcheminée arrêta ses doigts gourds ; extirpant le document, il rompit à tâtons un cachet de cire, avant de déchiffrer péniblement, sous le faisceau lumineux de sa mécadendrite optique.


Une plume empressée a écrit :
+++ Approuvé pour transmission astropathique +++
Lieu d’envoi : Frégate inquisitoriale Ardeur Impériale (Système Soth)
Destination : Terra, [HT 15/3175]
A verser aux Archives Inquisitoriales, Terra
Auteur : Inquisiteur Arran
Autorisation : Seigneur Inquisiteur Solon Sirilus
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Maître,

A ma plus grande honte, je crains de devoir vous annoncer la faillite de la mission que j'ai eu l'insigne honneur de mener, en votre nom et pour le bien de l'Imperium. Je vous adresse en toute hâte ce rapport, faute de pouvoir vous le présenter en personne, dans l'espérance qu'il vous parvienne. Si l'Empereur le veut, pour le bien de Son Imperium, votre accréditation suffira à faire remettre cette cargaison à nos pairs.

J'ai pris la liberté de réquisitionner cet appareil afin d'acheminer ce que je ne puis désormais vous remettre moi-même. Si vos hypothèses se sont révélées fondées, nous étions néanmoins attendus, de sorte que l'interpellation ne s'est pas déroulée telle que prévue par votre mandat d'intervention de référence [X-8017e-31-c-01-M38]. En dépit de mes efforts, la confrontation avec la cible a dégénéré en affrontement. Dans l'impossibilité d'obtenir l'objet premier de notre mission, j'ai cru bon de faire usage du coffret de stase que vous m'aviez remis en ce sens, afin de préserver le crâne de la cible avant mort cérébrale.

Moyennant infrastructures adaptées, vos services devraient être en mesure de mener un interrogatoire en bonne et due forme, ainsi que d'exploiter le plein et entier savoir de la cible. Nulle hérésie ourdie par l'Adeptus Mechanicus ne saurait rester impunie.

Arran
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Helveticus Matix
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Re: [Helveticus Matix] Investigation

Message par Helveticus Matix » 20 avr. 2019, 18:51

Helveticus était plongé dans un rituel complexe et épuisant, mais ne pouvant supporter l'écho vide qui émergeait de la sonde, il redoubla d'efforts. L'exigu couloir était plongé dans une brume âcre et étouffante s'échappant continuellement de l'encensoir, tandis que les murs étaient recouverts de parchemins minutieusement rédigés par l'acolyte. En même temps, Matix appliquait divers onguents sur la surface métallique de la console.

En concert avec MOC, il projetait, via le mécadendrite connectique, une suite de petites décharges énergétiques à un rythme binaire savamment exécuté. Le tempo avait une signification importante, traduisant une litanie chuchotant à l'oreille de l'Esprit de la Machine comateux pour le sortir de sa torpeur. Aucune bouche non organique ne pourrait la prononcer et aucun esprit non-augmenté et initié ne pourrait la comprendre, mais cette langue encore plus poussée que la Lingua Technis transmettait des paroles revigorantes via impulsions énergétiques. Après de longues minutes, la machine finit enfin par réagir.

Dans un premier temps, Matix s'émerveilla. C'était la première fois qu'il parvenait à rendre la vie à un être mécanique, une entreprise dont peu d'acolytes pouvaient se vanter. Mais passée la courte euphorie de son succès, Helveticus fut de nouveau frappé par une réalité glaçante : la sonde vivait, mais l'Esprit de la Machine restait introuvable. La sonde n'était pas plus chaude qu'avant, tel un cadavre agité de soubresauts écœurants.

Les lignes de binaire apparaissaient ici et là avant s'étioler pour ne pas consommer trop d'énergie. Matix et MOC les analysèrent immédiatement, captant la moindre donnée qu'elles avaient à offrir. Mais l'acolyte était mortifié, écoutant les mots d'un mort qui répondait timidement à ses requêtes. Chaque sollicitation était une entreprise compliquée car la sonde se réveillait lentement et n'entendait pas toutes les paroles de Helveticus. Mais qui entendait réellement ces paroles? Qui traitait ces données pour y répondre ensuite? Ce n'étaient pas des paquets binaires aléatoires, ils réagissaient au rituel de réanimation de l'acolyte.

Pourtant, Helveticus restait branché. Il continuait d'analyser, de cataloguer et de diagnostiquer les informations qui lui parvenaient. S'il avait eu une bouche reliée à un estomac, il n'aurait probablement pas pu se retenir de vomir. Il savait que sa migraine n'était pas loin, le menaçant de s'emparer de son cerveau si l'acolyte se déconnectait de la console. Mais en était-il seulement capable? Cette machine infernale le tenait entre ses griffes et n'avait probablement pas l'intention de le laisser partir un jour.

Comme pour répondre à sa terreur, un flot de donnée se déversa soudain sous les yeux de l'acolyte. La sonde était réveillée et elle avait faim. Se nourrir de l'esprit de Matix et corrompre ses protocoles serait son seul objectif et Helveticus se sentait submergé par l'accumulation binaire qui s'accumulait en lui. Ses cogitateurs se mirent à chauffer dangereusement, si bien que son cerveau risquait de griller d'un instant à l'autre. Puis, plus rien.

Quand l'acolyte rouvrit les yeux, il était appuyé contre la paroi en métal du couloir. Ses cogitateurs toujours chauds, son horologium incorporé l'informa qu'il avait passé à peine quelques secondes d'inconscience. Ses protocoles de quarantaine ne parvenaient pas à stocker le mal-être abominable qui s'abattait sur tout son corps. Tremblant, fiévreux, nauséeux, il avait bien du mal à mettre de l'ordre dans son esprit. Un rapide diagnostique tenta de rejouer les événements qui venaient de se dérouler : Helveticus avait paniqué devant la profusion de donnée et des protocoles inconnus venant de son propre cerveau avaient exécuté un shutdown général, l'extirpant de sa connexion mentale avec la sonde au détriment de ses fonctions cérébrales. Ce genre de manœuvres n'était pas inconnu des membres du Culte de la Machine, mais restait un dernier recourt. Il y avait toujours des risques d'endommager les cogitateurs ou même certaines parties du cerveau, notamment les souvenirs. Fort heureusement, quelques diagnostiques supplémentaires conclurent que les cogitateurs et le cerveau de Matix n'avaient pas souffert de ces effet indésirables.

MOC, qui était toujours connecté à la sonde, informa son maître que la machine avait été totalement drainée de son énergie et que toute tentative supplémentaire de la ranimer serait infructueux. Tant mieux, cette abomination ne serait plus jamais ramenée à la vie. Il fallait la détruire immédiatement. La terrible migraine qui s'acharnait sur son crâne redoubla d'intensité à cette pensée, mais finit par se calmer : il n'y avait plus aucune donnée à extraire de la console. Helveticus arracha le mécadendrite connectique de son UIC, le laissant pendre mollement comme la tentacule d'une pieuvre endormie.

Lorsqu'il prit appui sur le mur pour se relever, sa main ne rencontra aucune résistance et l'acolyte chavira. Il se rendit soudain compte que le compartiment scellé sur lequel il avait tenté de poser sa main était à présent ouvert! Toujours sonné, il fouilla le coffre et s'arrêta sur une surface dure sur laquelle était posée un parchemin. Il en extirpa donc le document, laissant sa deuxième trouvaille pour plus tard, et en défit le seau. Sa lecture le frappa au point qu'il relut le document avec son mécadendrite, persuadé que son œil organique lui faisait défaut.

Une fois de plus, bien des réponses furent apportées, mais infiniment plus d'interrogations se soulevèrent. Le texte était bien originaire de l'Inquisition, mais la sonde, elle, avait été réquisitionnée. Il n'y avait donc pas plus d'information sur la nature du vaisseau, en revanche, Matix en apprit bien plus sur sa dernière mission.

Une expédition, probablement menée par l'Ordo Machinum, avait pour but de récupérer un objet détenu par une cible identifiée. La mission c'était cependant soldée par un échec lorsque l'individu avait refusé de coopérer. L'objet n'avait pas été récupéré, mais l'individu avait été défait et... sa tête... avait été conservée dans le but d'être expédiée, via la sonde, à une infrastructure de l'Inquisition.

Helveticus n'eut pas besoin d'exécuter des diagnostiques approfondis pour rattacher les pièces du puzzle. Il établit un scénario à la riche probabilité de 87,735%! Il y a deux millénaires de cela, un membre de l'Adeptus Mechanicus avait fait une découverte qui l'avait mis dans les projecteurs de l'Inquisition. Cette dernière avait utilisée son organisation spécialisée dans les affaires concernant le Mechanicum, l'Ordo Machinum, et envoyé ses agents pour récupérer cette technologie considérée comme hérétique. Le technoprêtre n'avait heureusement pas capitulé, gardant pour lui les données ou même la localisation de cette technologie, au péril de sa propre vie. Les misérables inquisiteurs l'avaient donc combattu, puis décapité, pour que son crâne soit ravivé et interrogé plus tard avec le matériel nécessaire.

Conservé dans un champ de stase, le temps ne s'écoulait plus pour la tête humaine emprisonnée, si bien qu'elle devait être aussi fraîche et conservée qu'au moment où elle y avait été placée. Post mortem, spécifiait le document, donc avant même la mort cérébrale. Le technoprêtre était toujours vivant! La sonde avait ensuite été écartée de sa trajectoire durant son périple par les anomalies gravitationnelles du système d'Arak VII et s'était écrasée sur la planète.

La suite restant plus houleuse car Helveticus n'arrivait pas à dégager une probabilité convaincante entre différents scénarios. A 21,241%, la sonde elle-même était réellement anathème. Ce qui signifiait alors qu'elle avait 76,302% de chances d'être dotée d'une abominable Intelligence Artificielle. Ce pourcentage passait à 96,942% si on comptait l'expérience vécue quelques secondes plus tôt par l'acolyte et l'absence d'interaction avec un quelconque Esprit de la Machine. Kryptaestrex avait eu vent de ce modèle connu et catalogué comme hérétique et en avait ordonné la destruction.

A 19,212% Kryptaestrex connaissait bel et bien la nature de la mission de la sonde et son cargo. Pour éviter de réveiller d'anciennes tensions avec l'inquisition (41,952%) il avait décidé de la détruire et ainsi de faire table rase. Sinon, la technologie détenue par la tête du technoprêtre était considérée comme trop dangereuse ou hérétique (58,048%) et devait être éliminée.

A 9,001% Kryptaestrex avait juste cherché à évaluer les capacités de son nouveau disciple. Il l'avait donc envoyé dans cette mission montée de toutes pièces pour juger s'il était capable de résister à la tentation d'étudier la pièce anathème (ce à quoi, Helveticus avait misérablement échoué). Dans ce cas, Kryptaestrex n'avait pas conscience de la nature du cargo à bord. Il l'aurait juste envoyé détruire une simple épave lambda, à la technologie trop anecdotique pour être exploitée, concluant qu'envoyer Matix, un simple acolyte influençable, droit vers une technologie réellement anathème serait trop dangereux.

A 6,341%, Kryptaestrex, son propre géniteur, faisait en réalité parti de l'Ordo Machinum et espionnait, pour le compte de l'Inquisition, ses collègues du Mechanicum. Ne connaissant pas les détails de l'antique mission de l'Ordo, il avait pourtant identifié le cargo et considéré que sa destruction était préférable pour éviter qu'elle ne soit mise à jour au sein de l'Adeptus Mechanicus.

Une infinité d'autres scénarios défilaient dans les cogitateurs de l'acolyte, mais leur pourcentage était bien trop anecdotiques pour être pris en compte.

Soudain, Helveticus prit pleinement compte de se qui se tenait à peine à quelques centimètres de lui. Il se pencha pour mieux voir à l'intérieur de la cavité et découvrit un large cube : le coffret de stase renfermant la tête intemporelle du technoprêtre millénaire. Matix se rendit brusquement d'un son, ou plutôt d'un rythme, qui battait autour de lui. Il tendit lentement son bras valide vers le cube et le rythme s'accéléra, s'intensifia. Ce n'était pas mécanique, ce n'était pas cybernétique, ce n'était pas énergétique. C'était son propre cœur qui tapait contre ses tempes, contre ses muscles, contre sa cage thoracique. Il menaçait à chaque instant de s'échapper de sa poitrine, frappant toujours plus fort à mesure que les centimètres se grignotaient entre les doigts de l'acolyte et le cube.

Avec une infinie précaution, Matix dégagea le coffret du compartiment. Il analysa dans ses moindres détails la prison de stase. Elle était composée d'une première couche de pierre sur laquelle était gravée des symboles inconnus. La pierre s'était effritée sur une grande partie de la surface, dévoilant un métal parfaitement lisse et régulier : de l'adamantium. Helveticus savait que le coffret de stase lui-même, sans compter ce qu'il recelait, était une véritable merveille technologique. Quasiment impossible à forcer et encore moins sans détruire son contenu, il y avait une suite de manœuvres bien précises et propres à chaque coffret à exécuter pour l'ouvrir.

C'était au rang d'acolyte que l'apprenti prêtre avait fait peut-être la plus grande découverte de tout sa future carrière. Ce qu'il détenait recelait soit les données, soit la carte menant à une technologie si terrible qu'elle avait immédiatement attiré l’œil inquisiteur. L'esprit pragmatique de l'acolyte ne pouvait imaginer la nature de cette technologie, mais cela n'empêchait pas son corps de trembler frénétiquement. Aucun de ses protocoles, aucun de ses diagnostiques ne purent définir la démarche à suivre. Helveticus, bien qu’extatique ne savait absolument pas quoi faire. Kryptaestrex était-il digne de confiance? Sinon, à qui pouvait-il s'adresser? Le temps n'était pas aux réponses mais à l'action.

Helveticus traita la montagne de données qu'il avait accumulés depuis son arrivée sur Arak VIII et établit un plan d'action. Il refit une seconde fois le diagnostique pour s'assurer que rien n'avait été oublié et tomba sur le même résultat. Son raisonnement était le bon et il devrait s'y tenir. Il se releva et sentit quelque chose le tirer sur la gauche. Son bras disloqué s'était défait de son écharpe et pendait mollement, des gouttes de sang glissant à présent sur le bout de ses doigts. Écœuré, Matix préféra l'ignorer, considérant qu'il avait bien plus important à faire pour l'instant.

L'acolyte envoya son serviteur aller chercher Seth et Tekh. Il leur pointa du doigt les explosifs stockés dans le vaisseau pour qu'ils les prennent avec eux. Une fois qu'ils eurent rejoint Helveticus, ce dernier leur ordonna de minutieusement placer les charges dans la structure pour assurer sa destruction. Pendant que son serviteur était allé chercher les autres, Matix avait scanné la sonde une fois de plus pour définir les points faibles de sa structure. Il leur fallut bien une quinzaine de minutes pour tout finaliser, mais au moins, les explosifs avaient 97,879% de chance d'annihiler complètement le petit vaisseau démoniaque.

Les trois compagnons et les deux serviteurs se tinrent quelques instant à bonne distance en face de leur objectif. Pendant une bonne minute, ils restèrent immobiles, bercés par les cantiques voxés de concert par MOC et Helveticus en Lingua Technis. Lorsque les dernière paroles furent prononcées, l'acolyte patienta encore quelques secondes pour contempler une dernière fois la sonde. La curiosité qu'il avait ressenti à son égard s'était totalement envolée, il l'avait vidée de tout ce qu'elle avait de positif à lui offrir. Ce n'était plus qu'un tas de ferraille anathème et hérétique qui témoignait d'une insulte à l'égard de l'Omnimessie. D'un simple ordre radio, Matix déclencha les explosifs.

Immédiatement, la ligne de code sacrée qui brillait dans ses cogitateurs disparue, creusant un étrange vide dans l'esprit de l'acolyte. Malgré l'accomplissement de sa première mission sacrée, Helveticus ne ressentit pas la satisfaction attendue. Son esprit était bien trop agité, encombré de tant d'informations sensibles et d'anticipations quant à son avenir proche et lointain. Sans plus de cérémonie, il tourna le dos au brasier et se redirigea vers la navette, les documents précieux de l'Ordo Machinum soigneusement rangés et cachés dans sa tunique. Le serviteur, lui, portait le coffre de stase sous son bras organique. Seth et Tekh l'avaient probablement remarqué, bien que Matix aurait préféré l'éviter, mais il n'avait pas eu le choix.

Il ne savait pas réellement s'il désirait réellement accomplir son devoir ou plutôt reporter le plus possible son retour auprès de Kryptaestrex, mais Helveticus avait toujours l'intention de faire sa part du marché envers Seth. Ils se dirigèrent donc vers la navette avec pour prochaine destination l'épave du vaisseau de l'Adeptus Mechanicus.
Modifié en dernier par [MJ] Malcador le 20 avr. 2019, 19:52, modifié 2 fois.
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Image Helveticus Matix, Voie du Technoprêtre
Profil: For 8 | End 8 | Hab 10 | Cha 9 | Int 10 (11) | Ini 8 | Att 8 | Par 8 | Tir 10 | Foi | Psy | NA 1 | PV 70/70
Lien Fiche personnage: wiki/index.php/Fiche_Helveticus_Matix

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